L’affaire Marie Claire

De Lauriane Escaffre, Yvo Muller
Un procès historique, deux actrices remarquables et un combat qui a changé la vie des femmes. Découvert en avant-première, L’Affaire Marie-Claire revient sur le procès de Bobigny de 1972, lorsque Gisèle Halimi décide de défier la loi interdisant l’avortement. J’ai beaucoup aimé ce film, porté par Charlotte Gainsbourg et Cécile de France, toutes deux excellentes. Une histoire qui m’a autant émue que révoltée et qui rappelle le courage de celles qui se sont battues pour le droit des femmes à disposer de leur corps. Un film poignant et nécessaire.
Le fantôme de l’Opéra

De Alexandre Castagnetti
Un Palais Garnier magnifiquement filmé, de très belles scènes de ballet… mais une histoire qui manque de souffle. Avec Le Fantôme de l’Opéra, Alexandre Castagnetti revisite le célèbre mythe dans le Paris d’aujourd’hui. J’ai adoré retrouver la beauté de l’Opéra Garnier, ses toits, ses décors et surtout les magnifiques moments de danse, notamment avec Guillaume Diop. Romain Duris est plutôt convaincant dans son rôle de chorégraphe exigeant, mais Deva Cassel ne m’a pas vraiment emportée, et l’intrigue manque d’intensité. Un très bel écrin qui ne suffit malheureusement pas à faire naître la magie attendue.
Karma

De Guillaume Canet
Une excellente surprise à laquelle je ne m’attendais vraiment pas. Avec Karma, Guillaume Canet signe un thriller sombre et intense, porté par une intrigue particulièrement bien construite. Marion Cotillard est très convaincante dans le rôle d’une femme qui semble perdre le contrôle, tandis que Denis Ménochet impressionne dans celui d’un personnage véritablement inquiétant. Je préfère ne rien dévoiler de l’histoire, car les surprises font partie de l’intérêt du film. Un sujet difficile, une réalisation réussie et un film que je recommande sans hésitation.
La Gradiva

De Marine Athlan
Un voyage à Naples qui ne m’a malheureusement pas emportée… Avec La Gradiva, Marine Atlan explore les tourments de l’adolescence, les désirs et la quête d’identité, notamment à travers Toni, interprété par Colas Quignard. La bande-annonce m’avait vraiment donné envie, mais malgré un sujet intéressant et de très bons retours, je n’ai jamais réussi à entrer dans le film. Une déception : je suis restée sur le bord de la route.
Le Corset

De Louis Clichy
Un petit garçon qui cherche sa place et beaucoup de tendresse dans un magnifique écrin de couleurs pastel ! Avec Le Corset, Louis Clichy s’inspire de ses propres souvenirs pour raconter l’histoire de Christophe, 11 ans, qui grandit dans une famille d’agriculteurs en Beauce. Contraint de porter un corset, il tente de trouver son équilibre, de gagner l’attention de son père et découvre ses premiers sentiments amoureux. J’ai beaucoup aimé la douceur des dessins, les teintes pastel et la sensibilité de ce récit. Un touchant portrait de l’enfance et de ses fragilités, récompensé à Cannes et à Annecy.
Ni vue, ni connue

De Marc Fitoussia
Dans Ni vue, ni connue, Isabelle Huppert incarne une figurante qui rêve de devenir actrice, face à Sandrine Kiberlain, déjà célèbre. Deux femmes que tout oppose, mais qui vont progressivement se rapprocher. Une comédie sympathique sur le monde du cinéma et le besoin de reconnaissance. Pas un immense coup de cœur, mais j’ai passé un bon moment.
Les misérables

De Fred Cavayé
Grande amoureuse des Misérables, j’attendais énormément de cette nouvelle adaptation de Fred Cavayé. Aucune déception : décors, costumes, lumière, musique, barricades, acteurs… j’ai tout aimé ! Une magnifique fresque de presque trois heures dont je n’ai absolument pas vu le temps passer.
Notre Salut

De Emmanuel Marre
Le sujet de Notre Salut avait vraiment tout pour m’intéresser : la trajectoire d’un homme ordinaire qui trouve progressivement sa place dans le gouvernement de Vichy avant de connaître sa chute. Swann Arlaud est remarquable de justesse et de nuances. Malheureusement, la narration très particulière, les nombreux silences, la lenteur du film ou encore sa bande-son inattendue m’ont laissée à distance. Un sujet passionnant dans lequel je n’ai finalement jamais vraiment réussi à entrer.
Garance

De Jeanne Herry
J’ai passé un bon moment devant Garance, porté par une Adèle Exarchopoulos vraiment très juste dans le rôle de cette jeune femme qui s’enfonce peu à peu dans l’alcool. Mais derrière l’addiction, le film raconte aussi ceux qui aiment, qui voient et qui ne savent pas toujours comment aider. Une histoire sensible portée également par une Sara Giraudeau tout en douceur.
Justin Le Juste

De Éric Barbier
Une belle fable pleine d’humanité, entre humour, fraternité et révolte face à l’absurdité de la guerre. J’ai beaucoup aimé les acteurs et cette histoire d’un paysan envoyé au front, qui découvre l’injustice mais aussi la solidarité. Un film touchant qui m’a également fait penser à mon grand-père, lui aussi confronté à la guerre, quelques décennies plus tard.
Si tu penses bien

De Géraldine Nakache
Avec Si tu penses bien, Géraldine Nakache raconte une histoire d’amour qui laisse progressivement place à l’emprise. Un film fort qui m’a vraiment mise mal à l’aise, porté par une excellente Monia Chokri face à un Niels Schneider parfois glaçant. Une histoire dont on ne sort pas tout à fait indemne lorsque les lumières se rallument.
Les héros du Louvre

De Élie Chouraqui
Celui-ci raconte l’histoire de son grand-père, gardien du Louvre engagé dans l’évacuation de ses œuvres pendant la Seconde Guerre mondiale. Un hommage familial sincère, porté par un très bon Kad Merad, où j’ai particulièrement aimé le mélange entre fiction, reconstitutions et images d’époque.