LE FANTÔME DE L'OPÉRA – ALEXANDRE CASTAGNETTI
Un Palais Garnier magnifiquement filmé, de très belles scènes de danse… mais une histoire qui manque cruellement de souffles
Dans le Paris d'aujourd'hui, une jeune danseuse de l'Opéra se retrouve entraînée dans une mystérieuse histoire d'amour, entre légende, passion et fantastique.
MON REGARD
Un lieu absolument magnifique, de très belles scènes de ballet et une légende qui avait tout pour me séduire… Malheureusement, la magie n’a pas vraiment opéré.
Revisiter le célèbre mythe du Fantôme de l’Opéra dans le Paris d’aujourd’hui, au cœur du somptueux Palais Garnier, en mêlant danse, romance et fantastique… Sur le papier, il y avait de quoi donner envie.
D’autant que l’Opéra Garnier est un lieu que j’adore, aussi bien pour son architecture que pour les merveilleux spectacles que j’ai eu la chance d’y découvrir.
Dans cette nouvelle adaptation réalisée par Alexandre Castagnetti, nous suivons Anastasia, interprétée par Deva Cassel, une jeune danseuse qui intègre le prestigieux Opéra de Paris.
Alors qu’elle participe aux répétitions d’Orpheus, un opéra entouré d’une mystérieuse malédiction et qui aurait été composé par le Fantôme de l’Opéra, elle rencontre un énigmatique pianiste dont elle tombe amoureuse.
À l’approche de la première représentation, les incidents se multiplient et Anastasia se retrouve plongée dans une histoire où se mêlent secrets, sentiments et événements inexplicables.
Une intrigue qui aurait pu être passionnante, mais qui, malheureusement, ne m’a jamais véritablement emportée.
Pourtant, il y a de très belles choses dans ce film.
La première, c’est incontestablement le Palais Garnier.
Quel plaisir de retrouver ce lieu exceptionnel à l’écran.
Les prises de vue sont magnifiques. Les espaces intérieurs, les décors, les perspectives, mais aussi les vues de Paris et des toits de l’Opéra sont particulièrement réussis.
Il faut dire qu’avec un tel monument, le réalisateur dispose déjà d’un écrin extraordinaire. Mais je dois reconnaître que le bâtiment est superbement mis en valeur.
Certaines images donnent presque envie de mettre l’histoire de côté pour simplement profiter de la beauté des lieux.
Et puis il y a la danse.
C’est, à mes yeux, l’autre grande réussite du film.
Les scènes de ballet sont très belles, élégantes, et apportent une dimension artistique qui m’a beaucoup plu, je pense surtout au final.
J’ai notamment eu le plaisir de retrouver Guillaume Diop, danseur étoile de l’Opéra de Paris, que j’aime énormément.
J’ai eu la chance de le voir au moins trois fois sur scène, et c’est toujours un bonheur d’admirer son talent.
Ses apparitions et les moments de danse font partie de ce que j’ai préféré dans le film.
On retrouve cette grâce, cette précision et cette beauté du mouvement qui rendent le ballet si fascinant.
Malheureusement, dès que l’on revient à l’intrigue, mon enthousiasme retombe.
J’ai trouvé que l’histoire manquait d’intensité, de mystère et surtout de cette émotion qui aurait dû accompagner une romance aussi particulière.
Le film cherche à installer une atmosphère fantastique, avec ses secrets, ses accidents inexpliqués et son histoire d’amour impossible, mais je n’ai jamais vraiment ressenti la tension ni la passion que j’attendais.
Et c’est dommage, car le mythe du Fantôme de l’Opéra offre pourtant une matière formidable pour créer un univers à la fois romantique, inquiétant et envoûtant.
Du côté des interprétations, mon avis est également assez partagé.
Romain Duris m’a plutôt convaincue dans son rôle de chorégraphe particulièrement exigeant, autoritaire et entièrement tourné vers ses propres intérêts.
Il incarne un personnage excessif, parfois presque fou, qui impose sa volonté sans beaucoup se préoccuper des autres.
J’ai trouvé qu’il apportait une présence intéressante au film, avec ce mélange d’exigence artistique et de comportement dérangeant.
En revanche, Deva Cassel ne m’a pas particulièrement emballée.
Elle possède indéniablement une belle présence à l’écran, un très joli regard et sait jouer avec les expressions de son visage.
Mais cela n’a pas suffi à me toucher.
Je suis restée assez extérieure à son personnage et à son histoire.
J’aurais aimé ressentir davantage ses émotions, ses doutes, ses peurs et surtout cette passion censée la bouleverser. Beaucoup trop de petites moues pour moi.
Julien De Saint-Jean, de son côté, fait le travail dans le rôle du mystérieux Fantôme de l’Opéra.
Il possède ce côté ténébreux et énigmatique qui correspond au personnage, mais là encore, je n’ai pas été particulièrement transportée.
Finalement, c’est bien là que se situe ma principale déception.
Le film est beau à regarder, mais il ne m’a pas fait vibrer.
Il possède une esthétique soignée, de magnifiques décors, de très beaux moments de danse et quelques interprétations intéressantes.
Mais il manque, selon moi, quelque chose d’essentiel : du souffle, de l’ampleur et une véritable force émotionnelle.
Je n’ai pas retrouvé cette fascination que peut provoquer l’histoire du Fantôme de l’Opéra, ni cette intensité qui devrait nous entraîner dans une passion aussi mystérieuse qu’impossible.
Et lorsque les plus beaux souvenirs que l’on garde d’un film sont principalement ses décors et ses scènes de ballet, c’est peut-être que l’histoire n’a pas totalement rempli son rôle.
Je suis donc ressortie assez mitigée.
Heureuse d’avoir retrouvé le Palais Garnier, ses magnifiques espaces et le talent de Guillaume Diop, mais déçue par une intrigue qui ne m’aura jamais véritablement captivée.
Un très bel écrin, de superbes moments de danse… mais un Fantôme de l’Opéra qui, pour moi, manque singulièrement de magie.
Les infos sur le film
- Date de sortie en salle : 28 octobre 2026
- 2h14 mn
- Drame, Fantastique, Romance
- Par Alexandre Castagnetti, Camille Fontaine Avec Deva Cassel, Julien De Saint-Jean, Romain Duris
- Tout public
Synopsis
Dans le Paris d’aujourd’hui, Anastasia, jeune danseuse, intègre le prestigieux Opéra de Paris. Alors qu’elle répète l’Orpheus, un opéra maudit qui aurait été composé par le Fantôme de l’Opéra, elle tombe amoureuse d’un mystérieux pianiste. À l’approche de la première représentation, entre accidents inexpliqués et révélations troublantes, Anastasia se trouve plongée dans une histoire d’amour impossible, à la frontière du réel et du fantastique.