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Les rendez-vous de Christelle – Sorties culture & loisirs

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LA GRADIVA – MARINE ATLAN

Une bande-annonce prometteuse, mais un film dans lequel je ne suis malheureusement jamais parvenue à entrer

Lors d'un voyage scolaire à Naples et à Pompéi, des adolescents se confrontent à leurs désirs, leurs blessures et leurs questionnements sur leur identité

MON REGARD

Parfois, malgré toute notre bonne volonté, il y a des films qui ne parviennent tout simplement pas à nous emporter. Malheureusement, La Gradiva en fait partie.

Pourtant, tout avait plutôt bien commencé. La bande-annonce m’avait vraiment donné envie de découvrir ce film de Marine Atlan, son premier long métrage, présenté à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes 2026.

L’histoire nous entraîne à Naples, où un groupe de lycéens français participe à un voyage scolaire pour découvrir notamment les vestiges de Pompéi.

Dans cette ville chargée d’histoire, les adolescents se retrouvent confrontés à leurs émotions, leurs désirs, leurs colères et leurs interrogations.

Parmi eux, Toni, interprété par Colas Quignard, occupe une place importante.

C’est un jeune garçon en plein questionnement, qui cherche à comprendre d’où il vient et à retrouver les traces de sa famille.

Au fil du voyage, il découvre que l’histoire familiale qu’on lui a racontée ne correspond pas à la réalité.

Derrière son attitude et ses provocations, on perçoit un véritable mal-être, une quête d’identité et ce besoin de savoir qui l’on est.

C’est d’ailleurs l’un des aspects du film que j’ai trouvés intéressants.

Il y a quelque chose de profondément douloureux dans cette recherche de ses origines, surtout lorsque les réponses viennent bouleverser ce que l’on croyait savoir de sa propre histoire.

Mais malgré cela, je n’ai jamais réussi à entrer dans le film.

Et plus les minutes passaient, plus je trouvais le temps long.

J’attendais qu’il se passe quelque chose, qu’une émotion me saisisse, qu’un personnage m’entraîne véritablement dans son histoire.

Mais rien à faire.

J’avais de plus en plus envie de quitter la salle.

Ce n’est pas que je n’ai pas compris les thèmes abordés. L’adolescence, la recherche de soi, les relations avec les autres, les secrets familiaux ou encore le besoin d’appartenance sont des sujets qui peuvent donner lieu à des films particulièrement touchants.

Mais ici, j’ai trouvé le récit long, parfois pénible, et surtout difficile à suivre dans ses intentions.

Je me demandais régulièrement où la réalisatrice souhaitait nous emmener.

Le film dure 2h25, et pour ma part, cette durée s’est vraiment fait sentir.

J’aurais aimé être davantage touchée par les personnages, ressentir leurs tourments et me laisser entraîner dans cette histoire.

Malheureusement, je suis restée spectatrice, sans jamais parvenir à créer ce lien qui fait qu’un film nous captive.

Et c’est d’autant plus dommage que la bande-annonce m’avait laissé espérer tout autre chose.

Je sais pourtant que La Gradiva bénéficie de très bons retours, aussi bien de la presse que de nombreux spectateurs, notamment sur AlloCiné.

Et tant mieux.

C’est aussi ce qui fait toute la richesse du cinéma : un film peut profondément toucher certaines personnes et en laisser d’autres complètement à distance.

Je ne remets pas en cause le travail de Marine Atlan ni les qualités que d’autres ont pu trouver à son film.

Simplement, pour moi, la rencontre n’a pas eu lieu.

Naples, Pompéi, les questionnements de ces adolescents… Tout était là pour m’intéresser, mais je n’ai jamais réussi à me laisser emporter.

Finalement, c’est peut-être ce qui résume le mieux mon expérience :

Le film ne m’a pas emportée à Naples. Je suis restée sur le bord de la route.

🩷 Pour prolonger votre découverte du film, je vous invite à écouter le podcast de Marie Sorbier, elle avait comme invitées Marine Atlan (réalisatrice du film) et Suzanne Gerin (actrice)

Les infos sur le film

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Synopsis

Un groupe de lycéens français part en voyage scolaire à Naples pour découvrir les ruines de Pompéi et ses corps pétrifiés par le Vésuve. C’est là que le vertige les saisit brutalement. L’un après l’autre, ils se laissent submerger par le désir et la colère jusqu’à s’y abandonner complètement.