LA VIE D'UNE FEMME
Une vie bien remplie que l’inattendu vient bousculer
Léa Drucker et Mélanie Thierry sont très justes dans cette histoire de rencontre et de désir, même si le film m’a un peu perdue en chemin.
MON REGARD
Cette séance de La Vie d’une femme a commencé de façon plutôt sympathique puisque, le jour même de sa sortie, Charline Bourgeois-Tacquet et Léa Drucker étaient présentes dans notre cinéma.
Avant la projection, elles ont échangé avec la directrice et répondu à quelques questions sur le film.
J’aime beaucoup ce genre de rencontre. Cela permet d’entendre parler d’un film par celles qui l’ont fait, quelques minutes seulement avant de le découvrir. L’échange était simple, convivial et nous a forcément donné encore un peu plus envie de voir ce qui nous attendait.
La Vie d’une femme est le deuxième long métrage de Charline Bourgeois-Tacquet, après Les Amours d’Anaïs. Le film a également été présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2026.
Au centre de l’histoire, Gabrielle, interprétée par Léa Drucker.
Chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public, elle est complètement prise par son métier et ses nombreuses responsabilités. Sa vie personnelle est elle aussi bien remplie : un mari qui l’aime et une mère atteinte de la maladie d’Alzheimer dont elle doit s’occuper.
Puis Frida arrive dans son service.
Interprétée par Mélanie Thierry, cette romancière vient passer quelques semaines à l’hôpital pour préparer un livre.
Une rencontre qui va peu à peu venir bousculer l’équilibre de Gabrielle.
C’est justement cette construction que j’ai trouvée la plus intéressante.
Gabrielle ne semble pas malheureuse dans sa vie. On sent notamment qu’il existe toujours de l’amour et de la tendresse dans son couple avec Henri, joué par Charles Berling.
Ce n’est donc pas l’histoire assez classique d’une femme qui chercherait à fuir un mariage qui ne lui convient plus.
C’est beaucoup plus subtil.
Elle a construit une vie, elle avance, elle gère, elle s’occupe de tout le monde… puis une personne arrive et fait naître quelque chose qu’elle n’avait peut-être pas prévu.
Petit à petit, cette femme qui semble tellement habituée à tout maîtriser accepte de se laisser entraîner ailleurs.
Léa Drucker est vraiment très juste dans cette évolution.
Elle n’a pas besoin de grandes démonstrations pour faire comprendre le trouble de Gabrielle. Beaucoup de choses passent par son regard, ses hésitations ou ses silences.
Face à elle, Mélanie Thierry apporte quelque chose de différent, plus libre peut-être, et leur duo fonctionne bien.
J’ai également beaucoup aimé Marie-Christine Barrault dans le rôle de la mère de Gabrielle.
La maladie d’Alzheimer est présente sans prendre toute la place, mais elle permet de montrer une autre facette de la vie de cette femme déjà sollicitée de toutes parts.
Il y a son service.
Son mari.
Sa mère.
Puis maintenant Frida.
Cela fait beaucoup pour une seule vie.
C’est vraiment la première partie du film qui m’a le plus intéressée.
Par la suite, j’ai trouvé que le rythme ralentissait et que l’histoire perdait un peu de sa force.
Je n’ai pas décroché complètement, mais j’étais moins embarquée qu’au début.
Quant à la fin…
Sans rien dévoiler, elle m’a laissée un peu pantoise.
Je suis sortie de la salle sans être certaine de ce que j’en pensais et avec l’impression que j’attendais peut-être autre chose.
Au final, La Vie d’une femme est un film que j’ai bien aimé, sans être totalement conquise.
Ce que je retiens surtout, c’est le portrait de Gabrielle.
Une femme très investie dans son métier, présente pour sa famille, qui semblait avoir trouvé son équilibre et qui découvre soudain qu’une autre envie peut aussi exister.
Pas besoin que tout aille mal pour que quelque chose vacille.
Je trouve que c’est probablement là que le film est le plus juste.
Les infos sur le film
- Date de sortie en salle : 9 septembre 2026
- 1h38 mn
- Comédie dramatique
- Par Charline Bourgeois-Tacquet Avec Léa Drucker, Mélanie Thierry, Charles Berling - Marie Christine Barrault et bien d'autres
- Tout public
Synopsis
Gabrielle se consacre corps et âme à son métier. Chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public, elle court et se démultiplie, assaillie de responsabilités. Il lui reste peu de temps pour sa vie privée — un mari qui l’aime et une mère dont elle doit s’occuper. Lorsqu’une romancière vient passer quelques semaines dans son service pour les besoins d’un livre, son équilibre vacille. Dans le quotidien que Gabrielle s’est construit, y a-t-il de la place pour l’inattendu ?