Les rendez-vous de Christelle – Sorties culture & loisirs

JUSTE UNE ILLUSION

Un retour touchant et sincère dans les années 80

Entre rires et émotions, une plongée sensible dans l’adolescence

MON REGARD

Un moment charnière, entre l’enfance qui s’éloigne et l’âge adulte qui commence doucement à s’imposer.

C’est tout ce que raconte Juste une illusion, en nous plongeant dans le quotidien de Vincent, bientôt 13 ans, qui grandit en banlieue parisienne dans les années 80, au sein d’une famille aussi aimante que fragile.

Très vite, on est embarqué.

On suit Vincent dans ses questionnements, ses doutes, ses premières émotions… tout ce moment un peu flou où l’on n’est plus vraiment un enfant, mais pas encore un adulte.

Et forcément, ça résonne.

Parce que cette période, on l’a tous traversée. Et pour ma part… elle me parle d’autant plus que nous sommes en 1985, et que j’avais exactement 12 ans à cette époque.

Autant dire que l’immersion fonctionne parfaitement.

On retrouve les objets, la musique, les ambiances, la pop culture… tout est là, sans jamais en faire trop. C’est juste, crédible, presque évident.

Mais au-delà de cette reconstitution très réussie, le film touche surtout par son humanité.

Il parle de famille, de relations parfois compliquées, de modèles que l’on cherche, de repères que l’on essaie de comprendre. Il parle aussi de désir, d’amitié, de religion… avec beaucoup de justesse.

Et surtout, avec beaucoup de sincérité.

Le casting y est pour beaucoup.

Camille Cottin est tout simplement fabuleuse, dans le rôle d’une mère à la fois aimante, imparfaite, et en quête d’évolution personnelle.

Face à elle, Louis Garrel incarne un père « cadre », qui vient de se faire licencier et tente tant bien que mal de le cacher à ses enfants. Un rôle plus fragile qu’il n’y paraît, qu’il interprète avec justesse, tout en apportant un vrai sens du timing comique. Il est vraiment très bon.

Sans oublier Pierre Lottin et Alexis Rosenstiehl, qui complètent parfaitement le casting et participent à cette impression de naturel qui traverse tout le film.

Et puis il y a cette révélation.

Le jeune comédien qui incarne Vincent apporte une spontanéité et une sincérité désarmantes. Il joue avec une telle justesse qu’on oublie presque qu’il joue.

Tout semble naturel.

C’est d’ailleurs ce qui fait la force du film.

On a l’impression de regarder des tranches de vie, des moments vrais, portés par une grande liberté de jeu.

On retrouve aussi ce mélange très particulier propre à Olivier Nakache et Éric Toledano.

Cet équilibre entre humour et émotion, jamais forcé, toujours juste.

Et ça fonctionne.

On rit, on est touché, parfois même un peu ému… sans jamais tomber dans quelque chose de lourd.

Une œuvre chaleureuse, profondément humaine.

Et je dois dire que j’ai vraiment passé un très très bon moment.

J’ai eu la chance de découvrir ce film en avant-première, et franchement, aucune déception.

Les infos sur le film

Synopsis

Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est « déjà plus » un enfant et qu’il n’est « pas encore » un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.

Une comédie sur cette période de l’enfance où l’espoir de changer le monde n’était pas “Juste une illusion…”