ZADKINE - ART DECO
Une visite entre surprise et frustration
Un musée intimiste, une exposition intéressante… mais un peu trop rapide
Un lieu discret, presque caché, au cœur de Paris… et une découverte que je ne connaissais pas du tout.
C’est en visitant le Musée Zadkine que j’ai plongé dans l’univers de Ossip Zadkine, à l’occasion d’une exposition consacrée à ses liens avec l’Art déco.
Le musée en lui-même est déjà une expérience.
Ancienne maison-atelier du sculpteur et de sa femme, la peintre Valentine Prax, le lieu a beaucoup de charme. Entre les espaces intérieurs (assez petits) et son petit jardin peuplé de sculptures, on est dans quelque chose d’assez intimiste, presque hors du temps.
Mais aussi… assez petit.
Et ça, on le ressent très vite.
Je dois avouer que j’ai été assez surprise par l’affluence. Je pensais trouver un lieu assez calme, et au contraire, il y avait pas mal de monde, même trop de monde à mon goût du coup. Il faut dire aussi que les espaces sont réduits, ce qui accentue cette impression.
La visite se fait d’ailleurs assez rapidement. En prenant le temps, jardin compris, on ne dépasse pas vraiment les 30 minutes. Et c’est là que j’ai été un peu frustrée.
L’exposition en elle-même est intéressante.
Elle met en lumière une facette moins connue de Zadkine, en montrant ses liens avec les arts décoratifs dans les années 1920-1930.
On découvre un artiste curieux, qui expérimente, qui travaille la matière, qui s’intéresse autant à la sculpture qu’aux objets, au mobilier, aux collaborations avec des décorateurs comme Eileen Gray ou Marc du Plantier.
On comprend qu’il ne se limite pas à une pratique classique de la sculpture.
Zadkine est un artiste complet, passé par le cubisme, qui cherche ensuite une autre voie. Il expérimente la couleur, la dorure, la laque, travaille le bois, la pierre… avec une approche très instinctive, presque artisanale. Il se décrivait lui-même comme un ébéniste des siècles passés, ce qui en dit long sur son rapport à la matière.
Il a aussi participé à de grands projets, notamment lors de l’Exposition internationale des arts décoratifs de 1925, où il contribue à des réalisations monumentales comme la Pergola de la Douce France.
Son œuvre est marquée par des formes souvent puissantes, expressives, presque fragmentées, où le corps humain est omniprésent, mais toujours réinterprété.
Et pourtant… J’ai eu le sentiment de ne pas en apprendre assez.
Pas assez sur lui, sur son parcours, sur son histoire personnelle. On voit des œuvres, on comprend certaines choses, mais il manque, à mon sens, un fil conducteur plus narratif, plus incarné.
Et c’est assez frustrant.
D’autant plus que… j’ai découvert après coup qu’il existait une application du musée pour accompagner la visite. Une information que je n’ai pas vue sur place, et qui ne m’a pas été donnée à l’accueil.
C’est dommage, car cela aurait clairement enrichi l’expérience.
Résultat : pour en savoir plus sur l’homme, sur son œuvre, sur son parcours… je me retrouve à devoir faire mes propres recherches après la visite.
Et je trouve que c’est un peu regrettable.
Infos Pratiques
- Musée Zadkine - 100bis Rue d'Assas, 75006 Paris
- 01 55 42 77 20
- https://www.zadkine.paris.fr/
- Formulaire de contact
- Exposition présentée du 15 novembre 2025 au 12 avril 2026 - Musée ouvert tous les jours sauf le lundi
- Environ 0h30 de visite
- Tarif plein : 11.00 € / Tarif réduit : 9.00€ - gratuit pour les - de 18 ans