NAN GOLDIN - THIS WILL NOT END WELL
Une immersion brute… mais déroutante
Une exposition forte et radicale, qui ne laisse pas indifférent
Une découverte… mais pas forcément une évidence.
C’est à travers l’exposition This Will Not End Well, présentée au Grand Palais, que j’ai découvert l’univers de Nan Goldin, une artiste que ma fille m’avait fait connaître et qu’elle apprécie
Et je dois dire que j’étais assez curieuse.
Icône de la photographie contemporaine, Nan Goldin a marqué son époque avec un travail très personnel, presque autobiographique. Depuis la fin des années 70, elle documente sa vie, ses proches, ses amitiés, ses amours… mais aussi des sujets plus sombres comme la dépendance, la violence ou encore la perte.
Son travail se présente ici sous forme de diaporamas ce, qu’elle appelle elle-même des « films composés de photos ».
On est plongé dans la pénombre, et l’on passe de salle en salle, comme dans un parcours presque introspectif, où chaque espace propose une immersion différente.
Les diaporamas sont d’ailleurs accompagnés de musiques très éclectiques.
On passe de Charles Aznavour à Dean Martin, puis à Louisiana Red ou encore Screamin’ Jay Hawkins. On croise aussi Whodini, Petula Clark, Jimmy Somerville ou encore Maria Callas, et bien d’autres …
Un mélange très hétéroclite, qui accompagne les images et participe à cette ambiance immersive… et parfois un peu déroutante.
L’exposition s’articule autour de plusieurs œuvres majeures, présentées comme autant de chapitres de sa vie :
- The Ballad of Sexual Dependency, sans doute la plus emblématique (la ballade de la dépendance sexuelle)
- The Other Side, hommage à son entourage trans
- Memory Lost, autour du sevrage et de la dépendance
- Sirens, une plongée dans l’extase et les dérives
- Stendhal Syndrome, plus récente, autour du rapport à l’art et à l’émotion
Autant de fragments de vie et d’expériences.
Sur le papier, tout est là pour proposer une expérience forte.
Et pourtant… Même si je suis contente d’avoir découvert cette artiste, je dois avouer que je n’ai pas adhéré.
Son univers est très marqué.
Très cru, très frontal, parfois même dérangeant. On est dans quelque chose de très sombre, très excessif, où les thèmes de la drogue, du sexe, des excès en général prennent beaucoup de place.
Et pour moi, c’était… trop
Trop noir, trop violent, trop intense. J’ai eu du mal à entrer dedans et à me laisser porter.
Ce n’est tout simplement pas mon univers.
Au-delà du contenu, il y a aussi l’expérience de visite.
J’ai été un peu gênée par les conditions : il faisait très chaud dans les salles, ce qui rend, pour moi, la visite beaucoup moins agréable, et il fallait parfois faire la queue et attendre pour passer d’un espace à un autre. Ça casse un peu le rythme et ça enlève du plaisir.
J’ai aussi eu le sentiment de revoir certains clichés à plusieurs reprises selon les salles, ce qui donne une impression de répétition.
Et ça, pour moi, c’est un peu dommage.
Pour être totalement transparente, je ne vais pas aller à la Chapelle St Louis de la Salpétrière pour découvrir l’oeuvre Sisters.
Cette œuvre est pourtant l’une des plus personnelles de Nan Goldin. Elle rend hommage à sa sœur aînée, Barbara Holly Goldin, internée en hôpital psychiatrique à l’adolescence et qui s’est suicidée à seulement dix-huit ans. Un événement profondément marquant pour l’artiste, qui n’avait que onze ans à l’époque, et qui a durablement influencé son travail.
Infos Pratiques
- Grand Palais - 75008 Paris
- 01 44 13 17 17
- https://www.grandpalais.fr/fr
- Formulaire de contact
- Exposition présentée du 18 mars au 21 juin 2026 - Musée ouvert tous les jours sauf le lundi
- Environ 2h00 de visite
- Tarif plein : 17.00 € / Tarif réduit : 13.00€ - Gratuit pour les - de 18 ans