MONTMARTRE - PARIS
Un quartier où j’aime simplement me perdre
Des ruelles pavées, de jolies maisons, des artistes, des vignes et cette énergie si particulière : Montmartre reste pour moi l’un des quartiers les plus agréables pour flâner dans Paris.
Montmartre fait partie de ces quartiers où je ne vais finalement pas si souvent, mais où je prends toujours énormément de plaisir à revenir.
J’aime son ambiance, son énergie et surtout cette espèce de légèreté qui s’en dégage.
On se promène, on prend son temps, on écoute parfois un musicien au détour d’une rue, on s’arrête devant une jolie maison ou une petite boutique…
Il y a quelque chose de doux et de vivant à la fois.
Bon, il y a aussi les touristes.
Beaucoup de touristes !
Je dois avouer que c’est probablement ce que j’aime le moins ici, mais cela va forcément avec la popularité du quartier.
Alors généralement, je préfère m’éloigner des endroits les plus fréquentés et partir dans les petites rues.
C’est là que j’aime vraiment Montmartre.
Marcher, tourner, monter… et recommencer !
Pour moi, le meilleur moyen de découvrir Montmartre est de ne pas avoir un itinéraire trop précis.
On marche.
On tourne dans une rue parce qu’elle nous plaît.
On découvre un passage, une jolie façade, quelques pavés, une petite maison…
Puis on monte.
On redescend.
Et quelques minutes plus tard, on remonte;
Parce qu’il faut quand même prévenir : pour visiter Montmartre, mieux vaut avoir les mollets en bon état et de bonnes chaussures.
Les escaliers et les rues en pente font complètement partie de l’expérience.
J’aime regarder les maisons, les petites boutiques (plutôt celles qui ne vendent pas des souvenirs pour touristes) et découvrir ces rues qui donnent parfois encore l’impression d’être dans un petit village au-dessus de Paris.
L’esprit des artistes est toujours là
Impossible de se promener dans Montmartre sans penser aux artistes qui y ont vécu.
Picasso s’y installe notamment au début du XXe siècle et y traverse ses périodes bleue et rose. Renoir, Toulouse-Lautrec, Modigliani, Utrillo et bien d’autres ont également participé à construire l’image artistique et bohème de la Butte.
Bien sûr, le quartier a énormément changé depuis.
Mais je trouve qu’il reste quelque chose de cet esprit un peu libre et volage.
Un joueur d’accordéon au détour d’une rue.
Un artiste installé avec son chevalet.
Une petite galerie.
Un spectacle improvisé.
Une musique que l’on entend arriver d’un peu plus loin.
C’est peut-être aussi cela qui donne à Montmartre cette impression de légèreté que j’aime tant.
Populaire… enfin, plus vraiment !
Montmartre conserve cette image de quartier populaire et bohème.
Mais soyons réalistes : aujourd’hui, pour y habiter, mieux vaut avoir un portefeuille plutôt bien rempli.
Certaines petites maisons que l’on regarde avec envie pendant la balade ne sont clairement plus à la portée de tout le monde.
Alors populaire dans l’esprit et dans son histoire, oui.
Dans la réalité actuelle, beaucoup moins.
On est parfois davantage dans le bobo riche, voire très riche.
Il y a finalement un contraste assez amusant entre cette image de quartier d’artistes désargentés que Montmartre continue de véhiculer et ce qu’il est devenu.
Mais son histoire, elle, est toujours présente.
La place Dalida et une habitude que je trouve vraiment dommage
Au détour de la balade, on arrive à Place De Dalida.
Dalida était profondément attachée à Montmartre. Elle avait acheté en 1962 une maison située rue d’Orchampt, où elle a vécu jusqu’à sa mort en 1987.
À quelques pas de son ancienne demeure, son buste en bronze, réalisé par Aslan, a été installé en 1997.
C’est aujourd’hui un passage très fréquenté par les touristes.
Et justement, il y a quelque chose qui m’agace un peu.
Depuis des années, les visiteurs ont pris l’habitude de toucher la poitrine du buste. À force de frottements, la patine du bronze avait complètement disparu à cet endroit, laissant apparaître une couleur dorée. Le bout de son nez est lui aussi régulièrement touché.
Le plus fou, c’est que le buste venait justement d’être repris durant l’été 2026.
Une intervention a été réalisée le 25 juillet pour lui redonner une teinte uniforme.
À peine quinze jours plus tard, la poitrine était déjà redevenue dorée à force d’être touchée.
Je dois avouer que je trouve ça vraiment nul.
Voir un travail de restauration abîmé presque immédiatement simplement parce que chacun veut reproduire un geste ou faire sa petite photo souvenir, je trouve cela vraiment dommage.
Ce buste est avant tout un hommage à une artiste qui a profondément marqué Montmartre.
Personnellement, je préfère le regarder comme cela.
La rue de l’Abreuvoir et la Maison Rose
À quelques pas de la place Dalida, on retrouve la rue de l’Abreuvoir, probablement l’une des rues les plus photographiées de Montmartre.
Il faut reconnaître qu’elle est vraiment jolie.
Ses pavés, ses petites maisons, sa courbe qui remonte doucement sur la Butte… elle possède exactement ce charme que je viens chercher lorsque je me balade ici.
Puis impossible de manquer La Maison Rose, au 2 rue de l’Abreuvoir.
Avec sa façade rose et ses volets verts, elle est devenue l’une des images incontournables de Montmartre.
Mais La Maison Rose n’est pas simplement une jolie façade devant laquelle tout le monde vient faire sa photo : c’est aussi un restaurant, dont l’histoire est intimement liée à celle du quartier et de ses artistes.
Au début du XXe siècle, la maison est achetée par Laure Gargallo, modèle et amie de plusieurs artistes montmartrois, et son mari, le peintre catalan Ramon Pichot. C’est elle qui aurait eu l’idée de la peindre en rose après un séjour en Espagne. Le lieu devient ensuite une cantine fréquentée par les artistes du quartier.
Aujourd’hui, difficile de passer devant sans voir quelqu’un la photographier.
Été comme hiver, La Maison Rose fait partie des incontournables de Montmartre. Il faut dire qu’elle est particulièrement photogénique et que son apparence change complètement selon les saisons : entourée de verdure aux beaux jours, beaucoup plus graphique lorsque les branches sont nues en hiver.
Oui, elle est très connue. Oui, elle est très photographiée.
Mais contrairement à certains endroits devenus tellement touristiques qu’ils ont perdu une partie de leur charme, je trouve qu’elle s’intègre encore parfaitement dans cette jolie rue de l’Abreuvoir.
Même si l’on ne s’arrête pas pour y manger, elle mérite largement le petit détour.
Des vignes au milieu de Paris
Quelques rues plus loin, on tombe sur le Clos Montmartre.
Je trouve toujours assez amusant de voir des vignes en plein Paris.
La vigne fait partie de l’histoire ancienne de la Butte, même si le clos que l’on connaît aujourd’hui est beaucoup plus récent.
C’est encore une autre facette du quartier.
Quelques mètres suffisent pour passer d’une rue remplie de visiteurs à ce petit coin qui donne presque l’impression d’avoir quitté Paris.
J’aime beaucoup ces contrastes.
Un peu de pétanque du côté de Junot
Du côté de l’avenue Junot, l’ambiance change encore.
De jolies maisons, des rues parfois beaucoup plus calmes et le jardin Junot avec ses six terrains de pétanque.
J’aime bien retrouver ce genre de choses à Montmartre.
Quelques personnes qui jouent aux boules au milieu d’un quartier devenu extrêmement recherché et très cher…
Pendant quelques minutes, on retrouve justement un peu de cet esprit populaire qui lui colle encore à la peau.
Le Passe-Muraille
Autre curiosité que j’aime beaucoup : le Passe-Muraille, place Marcel-Aymé.
Le personnage semble littéralement sortir du mur.
La sculpture rend hommage à Marcel Aymé et à sa célèbre nouvelle Le Passe-Muraille.
C’est amusant, inattendu et complètement dans l’esprit du quartier.
Typiquement le genre de petite chose que j’aime trouver au détour d’une balade sans forcément être venue spécialement pour elle.
Le Sacré-Cœur, évidemment
Impossible de parler de Montmartre sans évoquer le Sacré-Cœur.
Sa grande silhouette blanche domine complètement la Butte et je l’ai toujours trouvée majestueuse.
Lors de cette dernière balade, nous avons justement pris le temps de visiter la basilique. (vous pouvez consulter mon article)
Même si son intérieur ne m’a pas provoqué le grand « wahou » que j’attendais peut-être, son architecture extérieure me plaît toujours autant.
Ce jour-là, un concert improvisé avait lieu sur les marches.
Des gens étaient assis.
Certains écoutaient.
D’autres continuaient leur balade.
C’était simple et vivant.
La place du Tertre… je passe, mais je ne m’attarde pas
Bien sûr, il y a aussi Place du Tertre.
Elle fait partie de l’histoire artistique de Montmartre et accueille encore aujourd’hui peintres, portraitistes, caricaturistes et silhouettistes. Les emplacements du « Carré aux artistes » sont d’ailleurs attribués et réglementés par la Ville de Paris.
Pourtant, ce n’est vraiment pas l’endroit que je préfère dans le quartier.
Trop de monde.
Trop touristique.
Des restaurants assez chers.
Surtout, j’ai parfois l’impression que les terrasses ont pris le dessus sur ce qui fait justement l’intérêt de la place.
On voit les restaurants avant de voir les artistes. J’ai le sentiment qu’ils sont relayés dans un tout petit coin de la place, maintenant.
Je trouve cela un peu dommage.
Les artistes me semblent presque relégués au fond alors qu’ils devraient, pour moi, être au cœur de la place.
Je passe donc volontiers par là lorsque je me balade à Montmartre, mais je préfère largement les ruelles autour.
Et pourquoi pas terminer au Moulin Rouge ?
Puis on peut continuer à descendre.
Petit à petit, l’ambiance change.
On quitte les hauteurs de Montmartre, les petites maisons et les rues plus calmes pour retrouver Pigalle, ses enseignes, ses bars et son animation.
Et tout en bas, évidemment, le Moulin Rouge.
Une autre image de Montmartre.
Beaucoup plus exubérante.
Mais finalement tout aussi liée à son histoire.
J’aime assez l’idée de commencer la balade près du Sacré-Cœur et de la terminer devant le Moulin Rouge.
Entre les deux, on a presque l’impression d’avoir traversé plusieurs quartiers différents.
Montmartre, c’est surtout une ambiance
Finalement, ce que j’aime le plus ici n’est pas forcément un monument en particulier.
Ce sont toutes ces petites choses mises bout à bout.
- Les pavés.
- Les maisons.
- Les ruelles.
- Les escaliers.
- Les vignes.
- Les artistes.
- Un accordéon que l’on entend sans l’avoir cherché.
- Une jolie boutique.
- Une petite terrasse.
- Une vue sur Paris qui apparaît soudainement.
Montmartre me donne une impression de légèreté.
Une envie de profiter, de marcher et de regarder ce qui se passe autour de soi.
Oui, il y a beaucoup trop de touristes à certains endroits.
Oui, le quartier est devenu très cher et son image populaire correspond de moins en moins à la réalité.
Mais il suffit souvent de quitter les rues les plus fréquentées pour que je retrouve rapidement le Montmartre que j’aime.
Je n’y vais pas si souvent. Mais lorsque j’y retourne, c’est toujours un réel plaisir.
Mon petit conseil
Ne cherchez pas forcément à suivre l’itinéraire parfait.
Bien sûr, passez par le Sacré-Cœur, les vignes, la Maison Rose, le Passe-Muraille, la place Dalida ou la place du Tertre.
Mais surtout, gardez du temps pour vous perdre un peu.
Prenez une rue simplement parce que vous la trouvez jolie.
Éloignez-vous de la foule. Regardez les maisons.
Arrêtez-vous si vous entendez de la musique.
C’est comme cela que j’aime découvrir Montmartre.
Et surtout : prévoyez de bonnes chaussures et des mollets en forme !
- Montmartre - Paris un authentique village au cœur de Paris
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- https://parisjetaime.com/article/montmartre-village-a-paris-a728
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Les incontournables à découvrir
La Basilique du Sacré-Cœur : Chef-d'œuvre romano-byzantin d'une blancheur éclatante qui domine Paris. L'accès à la basilique est gratuit (6h30 - 22h30), et vous pouvez grimper au dôme pour 8 € afin d'obtenir une vue panoramique époustouflante.
La Place du Tertre : Le cœur battant des artistes de la Butte, où dessinateurs, portraitistes et caricaturistes installent quotidiennement leurs chevalets dans une ambiance unique.
Le Musée de Montmartre et les Jardins Renoir : Situé dans l'une des plus vieilles bâtisses de la colline, ce lieu culturel retrace l'histoire de la bohème parisienne. Ses magnifiques jardins offrent une vue directe sur les vignes.
La Maison Rose et la rue de l'Abreuvoir : Souvent décrite comme l'une des plus belles rues de Paris, elle abrite la célèbre demeure rose immortalisée par de nombreux peintres et photographes.
Le Mur des Je t'aime : Situé dans le square Jehan-Rictus près de la station Abbesses, ce mur comporte l'expression « Je t'aime » écrite plus de 300 fois dans des centaines de langues différentes.