Hamnet
Mon avis
Une œuvre sensible, intime… mais distante
Une ambiance sombre, presque suspendue dans le temps. Une histoire marquée par l’amour, la perte et la création. Hamnet s’inscrit dans un cinéma contemplatif, profondément émotionnel, où chaque silence semble porter un poids.
Le film nous transporte dans l’Angleterre de 1580 et explore une épreuve intime qui deviendra, en filigrane, une source d’inspiration pour une œuvre universelle. La douleur, l’absence, la mémoire… tout est traité avec pudeur et retenue.
Les deux interprètes principaux sont remarquables. Leur jeu est habité, sincère, et donne au film sa dimension émotionnelle. On sent l’investissement, la justesse, la volonté de raconter sans surligner.
Pourtant, l’ensemble m’est resté extérieur. Je n’ai jamais été particulièrement attachée à l’univers de Shakespeare, et ici, l’atmosphère dense, parfois presque hermétique, ne m’a pas permis d’entrer pleinement dans le film. Le rythme très lent, volontairement contemplatif, m’a tenue à distance et les deux heures m’ont paru longues, voire très longues.
Je reconnais les qualités évidentes de Hamnet : sa sensibilité, sa délicatesse, sa cohérence artistique. C’est un film qui touchera sans doute celles et ceux qui apprécient ce cinéma introspectif et poétique.
Mais parfois, une œuvre peut être belle… sans être une rencontre. Et pour moi, ce n’était tout simplement pas le bon moment. Je dois avouer que je n’ai pas aimé.
Infos diverses
- Date de sortie en salle : 21 janvier 2026
- 2h00min
- Drame, Triller
- De Chloé Zhao | Par Chloé Zhao, Maggie O’Farrell Avec Paul Mescal, Jessie Buckley, Emily Watson
- Tout
Synopsis
Angleterre, 1580. Un professeur de latin fauché, fait la connaissance d’Agnes, jeune femme à l’esprit libre. Fascinés l’un par l’autre, ils entament une liaison fougueuse avant de se marier et d’avoir trois enfants. Tandis que Will tente sa chance comme dramaturge à Londres, Agnes assume seule les tâches domestiques. Lorsqu’un drame se produit, le couple, autrefois profondément uni, vacille. Mais c’est de leur épreuve commune que naîtra l’inspiration d’un chef d’œuvre universel.