LES HALLES DE LYON PAUL BOCUSE
Le cœur gourmand de Lyon
Des étals qui donnent envie de tout goûter, des commerçants passionnés et la possibilité de s’installer directement à table : forcément, c’est le genre d’endroit où j’aime prendre mon temps.
Il y a quelque chose dans l’ambiance des marchés et des halles que j’ai toujours beaucoup aimé.
Les étals remplis de produits, les odeurs, les couleurs, les discussions avec les commerçants, les gens qui viennent chercher ce qu’ils vont préparer pour le déjeuner ou le dîner…
Je trouve cela vivant et convivial.
Alors lors de l’un de nos premiers séjours à Lyon, un passage par les Halles de Lyon Paul Bocuse était presque une évidence.
Et je n’ai pas été déçue.
Parce qu’ici, on ne vient pas uniquement remplir son panier. On vient regarder, goûter, discuter et parfois même s’installer directement à table.
Et ça, j’adore.
Une histoire qui commence bien avant Paul Bocuse
Les Halles telles qu’on les connaît aujourd’hui ouvrent en 1971 dans le quartier de la Part-Dieu, mais l’histoire des marchés couverts lyonnais est beaucoup plus ancienne.
Dès 1859, Lyon possède un premier grand marché couvert installé place des Cordeliers. L’idée est alors de réunir sous une halle métallique les commerçants qui travaillaient jusque-là sur des étals en plein air.
Un siècle plus tard, la ville décide de construire un équipement beaucoup plus important dans le nouveau quartier de la Part-Dieu. Les Halles de Lyon ouvrent leurs portes le 1er janvier 1971, avec à l’époque 13 500 m² répartis sur trois niveaux.
Une grande rénovation est lancée en 2004 et, deux ans plus tard, le lieu entièrement repensé prend officiellement le nom de Halles de Lyon Paul Bocuse, en hommage à celui qui a tellement contribué à faire rayonner la gastronomie lyonnaise dans le monde.
Lorsque l’on connaît l’importance de la cuisine dans l’identité de Lyon, ce lieu prend forcément tout son sens.
Le genre d’endroit qui me donne faim immédiatement
Dès que je rentre dans un marché comme celui-ci, je sais déjà que cela va être compliqué.
Tout donne envie.
Les fromages, les charcuteries, les pâtisseries, les chocolats, les poissons, les viandes, les fruits et légumes, les spécialités lyonnaises…
Les Halles réunissent aujourd’hui une cinquantaine de commerçants et artisans représentant de nombreux métiers de bouche. Certaines maisons sont d’ailleurs installées ici depuis plusieurs générations.
J’aime énormément déambuler entre les étals sans forcément savoir ce que je vais acheter. Je regarde les produits, je m’arrête, je découvre quelque chose que je ne connaîs pas, j’échange quelques mots avec un commerçant…
Et évidemment, cela donne des idées.
Des idées pour cuisiner.
Des idées pour acheter.
Et surtout beaucoup d’idées pour goûter.
C’est assez dangereux finalement, une halle comme celle-ci…
Les marchés, une histoire qui me parle aussi personnellement
Je pense que si j’aime autant cette ambiance, ce n’est vraiment pas par hasard.
Les marchés font partie de mes souvenirs depuis très longtemps.
Mon père y a travaillé tous les week-ends pendant de nombreuses années et j’ai donc toujours été habituée à cet univers. Aller au marché pour faire les courses, retrouver cette agitation, les commerçants, les étals… tout cela faisait partie de mes habitudes. Je dois avouer que j’aimais beaucoup ça !
Adolescente, j’ai moi aussi travaillé sur les marchés.
Alors soyons clairs : à l’époque, je trouvais ça nettement moins sympathique !
Parce que travailler sur un marché signifie se lever très, très tôt. Et quand on est adolescente, le réveil à une heure où une bonne partie de la planète dort encore n’est pas forcément ce que l’on considère comme une expérience formidable.
Avec le recul pourtant, je me rends compte que cela m’a appris énormément de choses.
Le contact avec les gens, le travail, les relations avec les commerçants, cette ambiance si particulière qui existe entre les étals… mais aussi la solidarité.
Parce que oui, c’est quelque chose que j’ai connu : les commerçants sont très solidaires entre eux. On se connaît, on s’entraide, on donne un coup de main lorsqu’il le faut. Derrière les stands, il existe toute une vie et des liens que les clients ne voient pas forcément lorsqu’ils viennent simplement faire leurs courses.
Finalement, lorsque je me promène aujourd’hui dans un marché ou dans un lieu comme les Halles Paul Bocuse, il y a forcément quelque chose qui me ramène à cette époque et à mon père.
Ce sont des odeurs, des bruits, une façon de discuter avec les commerçants, une ambiance que je connais depuis toujours.
Alors oui, adolescente, j’aurais probablement préféré rester quelques heures de plus dans mon lit.
Mais aujourd’hui, je regarde tout cela différemment et avec beaucoup de tendresse.
Ces années font partie de mes souvenirs et elles expliquent sans doute pourquoi j’ai toujours autant de plaisir à déambuler entre les étals, à regarder les produits et à échanger quelques mots avec ceux qui les vendent.
Aux Halles, on peut aussi passer directement à table
C’est également l’une des choses que j’ai beaucoup aimées aux Halles Paul Bocuse : on ne fait pas que regarder les produits.
De nombreuses adresses permettent de s’installer pour boire un verre, déjeuner ou déguster directement les produits proposés par les commerçants. Fruits de mer, spécialités lyonnaises, viande, truffe… les comptoirs et restaurants font réellement partie de l’expérience du lieu.
Et forcément, nous n’allions pas repartir sans tester !
Notre choix s’est porté sur Les Garçons Bouchers.
Une très belle surprise chez Les Garçons Bouchers
Alors là, première chose à savoir :
il a fallu patienter. L’adresse est manifestement très appréciée et il y avait pas mal de monde lorsque nous avons voulu nous installer.
Mais cette fois-ci, je peux vous dire une chose : cela valait largement l’attente.
Les Garçons Bouchers est un steakhouse installé au cœur des Halles, avec une cuisine principalement tournée vers les belles pièces de viande. L’établissement est Maître Restaurateur et propose notamment du filet de bœuf maturé, du tartare au couteau ou encore différentes pièces sélectionnées selon les arrivages.
Je dois dire que notre expérience a été excellente.
La viande était juste merveilleuse. Une cuisson parfaitement maîtrisée et surtout une tendreté exceptionnelle.
C’est vraiment ce que je garde en mémoire de ce repas.
Cette viande que l’on coupe presque sans effort et qui vous fait comprendre dès la première bouchée que, finalement, attendre un peu n’était vraiment pas un problème.
Nous avons très, très bien mangé.
Bien plus qu’un marché couvert
Je pense que c’est justement ce qui rend les Halles de Lyon Paul Bocuse intéressantes.
On peut évidemment venir y faire ses courses.
Mais on peut aussi simplement venir découvrir un morceau de la culture lyonnaise.
Certaines maisons racontent à elles seules une partie de cette histoire gastronomique. La célèbre fromagerie La Mère Richard, par exemple, était déjà présente aux anciennes Halles des Cordeliers avant de rejoindre celles de la Part-Dieu en 1971. Paul Bocuse faisait d’ailleurs partie de ses premiers clients restaurateurs.
C’est ce mélange que j’aime.
Des institutions historiques côtoient d’autres maisons, des artisans, des restaurants et des comptoirs où l’on peut s’installer.
Le produit reste au centre de tout. L’amour de la gastronomie et du partage.
Finalement, cela correspond assez bien à ce que j’apprécie dans la cuisine lyonnaise : quelque chose de généreux, de convivial et qui donne envie de prendre le temps.
Une autre façon de comprendre Lyon
Lorsque l’on visite une ville, on pense naturellement aux monuments, aux musées, aux quartiers historiques ou aux églises.
Mais pour moi, un marché peut raconter tout autant un territoire.
Ce que l’on mange, les produits que l’on trouve sur les étals, les spécialités locales, les habitudes des habitants… tout cela fait aussi partie de son identité.
A Lyon, où la gastronomie occupe une place aussi importante, les Halles Paul Bocuse me semblent presque incontournables.
Pas besoin d’être une grande cuisinière ni de repartir avec trois sacs remplis de produits.
Il suffit de prendre le temps de déambuler.
- Regarder.
- Sentir.
- Goûter.
- Découvrir.
- Discuter un peu.
Et éventuellement s’installer à une table lorsque tout ce que l’on vient de voir a fini par nous donner beaucoup trop faim.
Ce qui, très sincèrement, risque d’arriver assez vite. Cela n’est pas la peine de résister !
Pour moi, les Halles font vraiment partie de ces endroits qui permettent de comprendre une autre facette de Lyon et de son histoire.
Et avec mon attachement particulier à l’ambiance des marchés, il était presque certain que je m’y sentirais bien.
Mon petit conseil
Ne venez pas uniquement pour traverser les Halles rapidement. Prenez le temps de regarder les étals, d’échanger avec les commerçants et, si vous le pouvez, de vous installer à l’un des comptoirs ou restaurants. Mais attention, pour cela, je vous conseille de ne pas venir trop tard. Dans le cas contraire, il n’y aura plus de place ou alors énormément d’attente.
Si une adresse vous tente particulièrement, mieux vaut prévoir un peu de temps : certaines tables sont très demandées.
Un lieu vivant et gourmand comme je les aime, où l’on vient autant pour les beaux produits que pour l’ambiance.
- Halles Paul Bocuse à Lyon - 102 Cours Lafayette, 69003 Lyon
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