FÊTE DES LUMIERES - 2025
Toujours le plaisir de retrouver Lyon… même quand la lumière brille un peu moins
Une troisième édition plus mitigée pour moi, avec quelques très beaux moments mais aussi plusieurs rendez-vous qui m'ont laissée sur ma faim.
Troisième Fête des Lumières à Lyon et, cette fois, je dois reconnaître que la magie a un peu moins opéré.
Cela ne m’a évidemment pas empêchée de profiter de notre séjour, de retrouver cette ambiance que j’aime beaucoup et d’arpenter une nouvelle fois la ville pendant des kilomètres. Mais après deux éditions qui m’avaient vraiment séduite, celle de 2025 est probablement celle qui m’a le moins convaincue jusqu’à présent.
Du 5 au 8 décembre 2025, la Fête des Lumières proposait 23 œuvres réparties dans 20 lieux de la ville. Plus de deux millions de visiteurs étaient une nouvelle fois au rendez-vous pour ces quatre soirées.
Sur le papier, le programme était pourtant prometteur : projections monumentales, installations plus intimistes, œuvres dans le centre-ville et, grande nouveauté cette année, le premier spectacle de drones de l’histoire de la Fête des Lumières.
Une place des Terreaux qui m’a laissée sur ma faim
La place des Terreaux est généralement LE rendez-vous que j’attends pendant la Fête des Lumières.
Le musée des Beaux-Arts et l’Hôtel de Ville offrent un terrain de jeu incroyable pour les artistes et les projections y sont souvent parmi les plus spectaculaires de la manifestation.
Cette année, Le lundi c’est raviolis ! mettait notamment à l’honneur la gastronomie lyonnaise avec un univers très pop et un clin d’œil aux femmes qui ont marqué l’histoire culinaire de la ville.
L’idée était plutôt sympathique et j’ai apprécié cette petite rétrospective autour des cuisinières lyonnaises.
Mais pour moi, ça n’a pas vraiment fonctionné.
Peut-être avais-je placé la barre trop haut après les éditions précédentes, mais j’attendais davantage de ce lieu emblématique. Le spectacle était agréable, coloré, mais je n’ai pas retrouvé ce côté spectaculaire qui m’avait impressionnée les autres années.
Et forcément, lorsque l’un des rendez-vous que l’on attend le plus déçoit un peu, cela joue sur l’impression générale.
Fourvière : beaucoup, beaucoup d’attente… mais quelle récompense !
À l’inverse, mon véritable coup de cœur de cette édition se trouvait tout en haut de la colline de Fourvière.
Et pour le voir, il a fallu être patiente !
Monter à pied jusqu’à la basilique ? Je dois avouer, je n’en avais absolument pas le courage.
Nous avons donc choisi le funiculaire. Une heure trente d’attente. Oui, 1h30.
À ce stade, ce n’est presque plus une file d’attente, c’est une activité à part entière !
Mais une fois arrivés là-haut, je n’ai vraiment pas regretté.
Le spectacle projeté sur la façade de la basilique de Fourvière était absolument magnifique. La lumière transforme complètement cette architecture déjà spectaculaire et le résultat était, pour moi, largement au-dessus de ce que nous avions vu jusque-là. Le petit + il est possible de rentrer dans la basilique après la projection.
C’est exactement ce que je viens chercher à la Fête des Lumières : ce moment où un monument que l’on connaît prend soudain une autre dimension.
Alors oui, 1h30 pour monter à Fourvière, c’est complètement fou. Mais cette fois, la récompense était vraiment au bout.
Les drones du parc de la Tête d’Or ? Ce sera sans nous !
L’une des grandes nouveautés de cette édition était L’Éveil des Lumières, premier spectacle de drones proposé dans le cadre de la Fête.
Pas moins de 500 drones devaient évoluer au-dessus du lac du parc de la Tête d’Or pendant huit minutes pour raconter l’histoire de la lumière.
J’aurais bien aimé le voir. Mais lorsque nous avons appris qu’il fallait prévoir plus de deux heures d’attente, sans même être certains de pouvoir assister au spectacle, la décision a été assez rapide.
Non.
Nous marchons déjà suffisamment pendant ces week-ends pour ne pas ajouter deux heures d’attente supplémentaire à notre programme.
C’est aussi l’une des limites de la Fête des Lumières. Avec plus de deux millions de visiteurs sur quatre soirées, certaines installations deviennent très difficiles d’accès.
À un moment, il faut choisir entre vouloir absolument tout voir et continuer à prendre du plaisir.
Nous avons choisi la deuxième option.
Toujours autant de kilomètres dans les jambes
Une chose, en revanche, ne change absolument pas d’une édition à l’autre : on marche, on marche… et on marche encore !
Et finalement, j’aime bien ça.
La Fête des Lumières est aussi une formidable occasion de parcourir Lyon autrement. On passe d’une place à une autre, on traverse les quartiers, on suit une lumière aperçue au bout d’une rue, on s’arrête devant une installation puis on repart vers la suivante.
Cette année, nous avions d’ailleurs décidé de nous rapprocher encore davantage du centre des animations en choisissant le Mercure Lyon Centre Plaza République.
Côté emplacement, c’était vraiment pratique.
Côté confort, rien à redire non plus.
En revanche, je dois reconnaître que je lui ai trouvé assez peu de charme. C’est dommage, parce que pour ce type de petit séjour, j’aime aussi que l’hôtel participe un peu à l’expérience.
Il remplissait parfaitement sa mission, mais sans ce petit quelque chose qui donne envie de s’attarder.
Et toujours quelques bonnes tables au passage
Parce qu’évidemment, marcher autant donne faim !
Comme lors de nos précédentes éditions, nous avons profité de ces quelques jours pour tester de nouvelles petites adresses lyonnaises.
Et ça aussi, j’aime beaucoup.
La Fête des Lumières devient finalement le fil conducteur du séjour, mais elle n’en est pas l’unique intérêt.
Nous profitons de la journée pour retrouver Lyon, nous découvrons quelques restaurants, puis à la tombée de la nuit, les kilomètres commencent.
C’est cette combinaison qui fait que, même lorsqu’une édition me séduit un peu moins, le week-end reste malgré tout très agréable.
Une édition mitigée… mais à l’année prochaine !
Cette édition 2025 ne restera probablement pas ma préférée.
J’attendais davantage de certaines installations, notamment de la place des Terreaux, et l’affluence rend parfois l’accès aux spectacles vraiment compliqué. Ah oui … j’oubliais aussi aucune installation sur la place Bellecour, une belle déception.
Mais il y a eu Fourvière.
Et rien que pour ce spectacle magnifique, je suis contente d’avoir vécu cette nouvelle édition.
Parce que finalement, la Fête des Lumières, ce n’est pas uniquement une succession d’œuvres que l’on coche sur un programme. C’est aussi Lyon en décembre, les kilomètres parcourus ensemble, les petites pauses gourmandes, l’ambiance dans les rues et ces quelques moments où l’on s’arrête simplement pour regarder.
Alors oui, cette année, un peu moins de « waouh » que les précédentes. Mais certainement pas au point de nous décourager.
Rendez-vous en décembre prochain !
Une édition plus mitigée, sauvée pour moi par un magnifique spectacle à Fourvière.
- du 5 au 8 décembre 2025
- Programmation
- Totalement gratuit - Je vous conseille de récupérer un plan rapidement afin de pouvoir visualiser toutes les installations