Passer au contenu principal

Les rendez-vous de Christelle – Sorties culture & loisirs

bannière you tube (1192 x 220 px)
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne

AUBERGE NICOLAS FLAMEL – PARIS

Une soirée entre amis, un lieu chargé d'histoire et une expérience gastronomique qui m'a totalement séduite !

Dans une maison datant de 1407, au cœur du Marais, une cuisine créative qui transforme deux anniversaires en un merveilleux souvenir.

 

Deux anniversaires à célébrer, une soirée entre amis et l’envie de s’offrir une expérience gastronomique qui sorte un peu de l’ordinaire.

Pour l’occasion, notre choix s’est porté sur l’Auberge Nicolas Flamel, une adresse du Haut-Marais qui a la particularité d’être installée dans l’une des plus anciennes maisons de Paris.

Un lieu historique, une cuisine gastronomique, un chef au parcours étonnant… De quoi éveiller ma curiosité !

Je peux déjà vous le dire : cette soirée a été une magnifique découverte, aussi bien pour le cadre que pour ce que nous avons dégusté.

Une maison de 1407 qui nous plonge dans l'histoire de Paris

Au 51, rue de Montmorency, une façade attire immédiatement le regard.

Avec ses pierres anciennes, ses sculptures et ses inscriptions médiévales, l’Auberge Nicolas Flamel donne cette impression assez extraordinaire de remonter le temps.

J’ai adoré cette sensation de franchir la porte d’un lieu qui a traversé plus de six siècles d’histoire.

La maison fut construite en 1407 à la demande de Nicolas Flamel, un riche bourgeois parisien qui exerçait notamment le métier d’écrivain public.

Elle est aujourd’hui considérée comme la plus ancienne maison de Paris dont la date de construction est connue avec certitude.

Mais qui était réellement Nicolas Flamel ?

Né vers 1330, cet homme était un personnage respecté de la bourgeoisie parisienne. Il travaillait comme écrivain public et marchand de manuscrits, à une époque où les livres étaient encore copiés à la main.

Avec son épouse Pernelle, il possédait plusieurs biens immobiliers et consacrait une partie de sa fortune à des œuvres de charité.

Après la mort de Pernelle, en 1397, Nicolas Flamel fit notamment construire cette maison pour accueillir des personnes démunies.

Le rez-de-chaussée était destiné au commerce, tandis que les étages offraient un hébergement gratuit aux plus pauvres.

En échange, les occupants devaient réciter chaque jour des prières pour Nicolas Flamel et son épouse.

Cette obligation figure encore dans l’inscription gravée sur la façade, qui mentionne également l’année 1407.

C’est d’ailleurs l’un des détails les plus fascinants de cette demeure : les pierres racontent encore sa vocation d’origine.

Au fil du temps, Nicolas Flamel est devenu un personnage presque légendaire.

On lui a attribué des connaissances secrètes en alchimie, notamment la découverte de la pierre philosophale, qui aurait permis de transformer les métaux ordinaires en or.

Cette réputation appartient surtout à la légende, mais elle a traversé les siècles au point de rendre son nom célèbre bien au-delà de Paris.

La maison, autrefois appelée « le Grand Pignon », a connu plusieurs transformations. Sa façade fut notamment restaurée à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900.

Elle est classée au titre des Monuments historiques depuis le 23 septembre 1911.

Aujourd’hui, cette demeure médiévale a trouvé une nouvelle vocation : accueillir les amateurs de gastronomie.

Je trouve assez merveilleux qu’un tel lieu continue à vivre, plutôt que de rester simplement un monument que l’on admire de l’extérieur.

Le chef Alan Geaam, un parcours qui force l'admiration

Derrière l’Auberge Nicolas Flamel se trouve le chef Alan Geaam, propriétaire de l’établissement depuis 2007.

Son histoire est presque aussi étonnante que celle de la maison.

Né au Liberia de parents libanais, Alan Geaam grandit au Liban dans un contexte marqué par la guerre.

Passionné par la cuisine, il se forme essentiellement par lui-même, loin du parcours traditionnel des grandes écoles hôtelières.

Après plusieurs expériences et voyages, il arrive en France et commence à construire sa carrière parisienne avec beaucoup de détermination.

Son parcours est celui d’un chef autodidacte, qui a appris son métier sur le terrain avant de développer progressivement plusieurs restaurants.

L’Auberge Nicolas Flamel occupe une place particulière dans cette aventure.

C’est ici, en 2007, qu’il fait ses premiers pas comme chef propriétaire, avant de poursuivre son développement dans la gastronomie parisienne.

En 2018, il obtient une étoile au Guide Michelin pour son restaurant gastronomique de la rue Lauriston, à Paris.

L’Auberge Nicolas Flamel a elle aussi été récompensée d’une étoile Michelin en 2022, distinction qu’elle a conservée pendant plusieurs années avant de la perdre en 2025.

Elle reste aujourd’hui une table gastronomique reconnue pour sa cuisine contemporaine et créative.

J’aime cette idée qu’un chef au parcours aussi singulier ait trouvé sa place dans une maison associée à l’alchimie.

D’autant qu’une phrase, affichée juste au-dessus de la cuisine, résume parfaitement sa philosophie :

« Transformer le plomb en or était son rêve, transformer un repas en émotion est le mien. »

J’ai beaucoup aimé cette formule.

Un joli parallèle entre Nicolas Flamel, l’alchimiste de légende, et Alan Geaam, qui cherche à transformer les produits en une expérience gourmande.

Après cette soirée, je dois dire que la promesse prend tout son sens !

Côté Assiette

Une petite pépite pour commencer

Avant même les premières assiettes, une surprise nous attendait sur la table : Un petit caillou, qui ressemble à une pépite d’or.

Une référence amusante à l’alchimie et à Nicolas Flamel.

Mais cette pépite cache en réalité… du beurre !

Une présentation originale, parfaitement en accord avec l’histoire du lieu.

Et je peux vous assurer qu’il était très bon !

Une jolie façon d’annoncer la suite du repas.

Le Menu Alchimiste : cinq temps pour se laisser surprendre

Pour cette soirée, nous avons tous choisi le Menu Alchimiste en cinq temps.

Au programme : deux entrées, un plat, un pré-dessert et un dessert, précédés de petites mises en bouche.

Le repas a commencé par plusieurs petites préparations salées. Des mises en bouche qui ont bousculé mes habitudes.

Je serais incapable de vous en redonner la composition exacte, mais je sais très bien de ce que j’ai ressenti en les découvrant.

Il faut savoir que je ne suis pas du tout une amatrice d’œufs de poisson, qu’il s’agisse d’œufs de saumon, de lompe ou d’autres préparations du même genre.

Quant aux anchois, ils ne font pas davantage partie de mes ingrédients.

Alors, lorsque j’ai aperçu certaines de ces bouchées, j’étais un peu hésitante.

Eh bien, quelle surprise ! J’ai tout goûté, tout mangé et surtout, tout aimé.

Comme quoi, il suffit parfois d’une préparation particulièrement réussie, d’un juste équilibre, pour nous réconcilier avec des saveurs que l’on pensait ne pas apprécier.

Je garde notamment un excellent souvenir d’une petite croquette au poisson, absolument délicieuse.

Autre mention pour une préparation en forme d’arête de poisson, que j’ai trouvée particulièrement originale.

Dès le début, la créativité était au rendez-vous.

Première entrée : 

  • tarte aux champignons des bois, praliné de noisette et coulis persillé. Une belle proposition autour des saveurs boisées, avec une association gourmande entre les champignons et la noisette. J’ai beaucoup apprécié cette entrée, aussi agréable à regarder qu’à déguster. Une première étape très réussie.

Pour la deuxième entrée, place 

  • aux Saint-Jacques en deux textures, cuites et crues, accompagnées de topinambour et de cresson. J’ai trouvé intéressant de découvrir un même produit travaillé de deux façons différentes. Les associations étaient délicates, les saveurs bien équilibrées. Une nouvelle assiette que j’ai beaucoup aimée.

Pour le plat principal, nous avions le choix entre le poisson et la viande.

  • De mon côté, j’ai opté pour le filet de barbue en croûte de fines herbes, accompagné de panais, d’épinards et d’un beurre blanc aux œufs de saumon et au kumquat. Un plat savoureux, avec des associations originales qui fonctionnaient très bien. Et oui, encore des œufs de saumon.
  • Les autres convives avaient opté pour le suprême de volaille fermière farcie au Comté affiné 12 mois, accompagné de butternut, d’une déclinaison de carottes et de graines de courge. Là encore, le plat était très bon.

Un seul petit regret : la volaille est arrivée un peu tiède. Elle aurait sans doute mérité d’être servie un peu plus chaude pour être pleinement appréciée.

Mais cela reste un détail dans un repas qui nous a donné beaucoup de satisfaction.

Le pré-dessert a été une très jolie surprise.

  • Il s’agissait d’une petite île flottante sur une eau de rose, accompagnée d’une glace au citron et d’un petit craquelin. Je ne suis pas certaine de me souvenir de tous les éléments, mais j’ai beaucoup aimé cette composition.

C’était frais, délicat, avec une association de saveurs que j’ai trouvée particulièrement agréable.

Une belle transition avant le dessert.

  • Dernière étape de notre Menu Alchimiste : chocolat noir Guanaja, cacahuète, caramel au beurre salé, kumquat confit et glace. Une proposition gourmande, avec le caractère du chocolat noir, la douceur du caramel, la cacahuète et cette petite touche fruitée apportée par le kumquat. Un dessert vraiment délicieux et agréable.


Nous avions également commandé trois assiettes de fromages affinés, accompagnées de confiture et de noix. 

Côté boissons, nous avons partagé deux bouteilles de vin rouge de Loire, ainsi qu’une bouteille d’eau pétillante.

Autant dire que cette soirée d’anniversaire était placée sous le signe du plaisir et de la convivialité.

Côté addition

624 € pour quatre personnes, soit 156 € par personne.

Alors oui, à première vue, l’addition peut sembler importante.

Mais il faut aussi regarder ce qu’elle comprend.

Nous avons tous choisi un menu gastronomique en cinq temps, auquel se sont ajoutées trois assiettes de fromages, deux bouteilles de vin rouge et une bouteille d’eau pétillante.

Sans oublier la qualité des assiettes, la créativité des associations, le service particulièrement agréable et ce cadre historique exceptionnel.

Puis, il faut replacer cette soirée dans son contexte : nous fêtions deux anniversaires.

L’idée n’était pas de sortir manger rapidement, mais de nous offrir une belle expérience, de découvrir une nouvelle adresse et de profiter pleinement de ce moment entre amis.

Nous n’avions pas envie d’un McDo, mais d’un dîner qui sorte de l’ordinaire.

Sur ce point, nous avons été comblés.

Je n’ai donc absolument aucun regret concernant cette addition.

Un intérieur chaleureux, entre pierres anciennes et modernité

Une fois la porte franchie, le contraste avec la façade médiévale est particulièrement réussi.

L’intérieur est sobre, élégant, avec ses pierres apparentes et ses poutres anciennes qui rappellent immédiatement l’histoire du bâtiment.

Le mobilier contemporain apporte une touche de modernité sans effacer le caractère du lieu.

Mais ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la cuisine que l’on aperçoit au fond de la salle dès notre arrivée.

Cette ouverture donne une impression d’accueil, presque de proximité avec les personnes qui vont préparer notre dîner.

Le restaurant n’est pas très grand, ce qui renforce son atmosphère intime.

Un cadre chaleureux, agréable, où l’on se sent immédiatement bien.

Et pour une soirée entre amis, c’était exactement ce que nous recherchions.

Un accueil remarquable… jusqu'à la fermeture !

Le cadre est vraiment très sympa, mais ce qui a également beaucoup contribué à notre plaisir, c’est la qualité de l’accueil.

Dès notre arrivée, le personnel s’est montré souriant, agréable, attentif.

Le service était présent sans être envahissant, avec cette petite touche de convivialité que j’apprécie particulièrement.

Nous avons même pu plaisanter avec un des membres de l’équipe.

Puis, je dois vous avouer quelque chose… Nous avons fait la fermeture du restaurant.

Oui, oui, nous étions les derniers. Il faut dire que nous étions venus pour célébrer deux anniversaires, profiter d’un bon dîner, discuter et passer un agréable moment ensemble.

Et lorsque l’on est bien, on ne voit pas le temps passer.

Ce qui m’a particulièrement plu, c’est qu’à aucun moment nous n’avons eu le sentiment de devoir nous dépêcher.

Personne ne nous a poussés vers la sortie.

Nous avons réellement pu prendre notre temps.

Une attention qui peut sembler toute simple, mais qui fait une vraie différence dans le souvenir que l’on garde d’une soirée.

Mon conseil

Si vous aimez les lieux chargés d’histoire, les restaurants intimistes et les expériences gastronomiques originales, l’Auberge Nicolas Flamel est une adresse que je vous recommande vivement.

Prenez quelques instants pour admirer sa magnifique façade avant d’entrer. Ses inscriptions médiévales racontent une partie de l’histoire de Paris.

Je vous conseille absolument de réserver, car le restaurant n’est pas très grand et le nombre de tables est limité.

Autre point appréciable : vous n’êtes pas obligés de choisir votre formule au moment de la réservation. Vous pouvez tout à fait vous décider une fois sur place, en fonction de vos envies.

Et surtout, prenez le temps de profiter de cette expérience, du cadre à l’assiette, sans oublier les petites attentions qui font tout le charme de cette adresse.

coups de coeur (16)

Cette photo est une reproduction de la phrase, en vieux français, présente au dessus de la porte d’entrée de l’auberge : « Nous homes et femes laboureurs demourans ou porche de ceste maison qui fut faite en l’an de grâce mil quatre cens et sept, somes tenus chascun en droit soy dire tous les jours une paternostre et un ave maria en priant Dieu que sa grâce face pardon aus povres pescheurs trespasses, Amen. »

façade médiévale et inscription gothique
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (1)
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (2)
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (3)
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (4)
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (5)
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (6)
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (7)
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (8)
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (9)
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (10)
Amuses bouche
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (11)
Amuses bouche
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (12)
1ère entrée
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (13)
Seconde entrée
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (14)
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (15)
Plat principal : la volaille
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (16)
Plat principal : le poisson
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (17)
Pré-dessert
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (18)
Dessert
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (20)
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (21)
auberge de nicolas flamel restaurant paris chef alan geaam monument historique 1407 gastonomique christelle lefresne (19)